26 juillet 2008

Premier jour de soleil sur le Padjelanta

Il fait beau !

Pain polaire, wasa et chocolat, ovomaltine : la routine en Laponie.

Pliage des sacs de couchage et des tentes, départ vers 10h. Montée agréable sous le soleil, vue magnifique sur les lacs et les monts enneigés.


Déjeuner vers 12h05 près d'un torrent et de névés : purée mousseline, pâtes a la creme, wasa + chocolat.


Nous continuons a monter pour atteindre les 950 m. Autour du col : paysages immenses, marécages d'altitude et flore alpine très variée car le sol est calcaire (nous sommes parvenus a déchiffrer quelques paragraphes de livres suédois).


Descente.



Dernier passage de la rivière Miellädne jusque Arasluostka.



Nous avons un magnifique panorama sur ce qui est reputé être le plus beau lac de Suède : bleu profond et miroir encadre par des montagnes brunes enneigées sur un soleil d'azur.


A un embranchement, nous choisissons le chemin principal marque sur la carte : erreur stratégique car le chemin est très laborieux et cerné de broussailles.


Nous arrivons épuisés a 18h45 (mais il semble n'être que 15h00 sous cette latitude). Le logement est un peu différent : petits chalets de 6 personnes où nous serons seuls pour la nuit.

25 juillet 2008

Padjelanta - marche dans le brouillard glacé

Lever 7h30. Les petites tentes nous ont bien protégé pour la nuit, mais elles ont condensé un max car elles n'ont pas de double toit.

Soupe tomate, ovomaltine, gateaux. Pliage du camp et séchage des duvets sous un vent glacé. départ vers 9h30-10h.

Quelques espoirs d'éclaircie...




Mais le temps se rebouche. La brume devient épaisse, presque du brouillard.



C'est l'occasion de regarder la flore à nos pieds.





Quelques monticules, beaucoup de planches, puis nous entamons une longue montée.



Deux silhouettes de rennes surgissent de la brume puis disparaissent. Pause vers 11h30 pour croquer des gateaux petit-dej et une barre de céréales. Au sommet d'où on devrait avoir une vue magnifique, nous ne nous attardons guère.

Peu après, nous franchissons notre premier gros gue entre deux barrières a Rennes et un névé (moment préféré de Marin). PA est heureux d'etre le propriétaire de bottes Sarek Millenium, ce qui lui donne le droit de traverser plusieurs fois pour porter les enfants, le carrix... Gaelle noie sa chaussure droite.





Lors de la longue descente dans la brume glacee, Gaelle glisse sur une planche mouillee, tombe dans le marecage et se blesse un peu l'auriculaire droit. Nous croisons un troupeau de Rennes.



L'arrêt déjeuner se fait vers 13h15, juste le long du chemin de planches sur quelques rochers humides. Après un mélange de céréales méditerranéennes + 4 sortes qui réussissent à peine a nous réchauffer, nous voila repartis des 14h.

La brume se perce et nous commençons a discerner la montagne enneigée en face... et une rivière sinueuse en contrebas... puis tout a coup des maisons le long de la rivière.


Les enfants se ruent en avant en courant sur le chemin. Nous craignons la chute, mais tout se passe bien.

La "stuga" de Låddejåkkå (alt 580m) est la réplique de celle du premier jour. La salle de séchage, bien pratique après un bivouac humide.



Salle commune et cuisine équipée.




Nous achetons 2 tablettes de chocolat Marabou et du pain polaire (une habitude qui se met en place) ainsi que du wasa et de la soupe aux champignons. Notre hôtesse nous propose de fumer du poisson. 1h plus tard nous avons sur la table de l'omble chevalier fumé.

Premiers moustiques agressifs... et 1eres piqûres

24 juillet 2008

Padjelanta km31 : Campement sous la pluie

Petit déjeuner : ovomaltine, pain polaire et gâteaux pour les enfants.

Après avoir plie les couettes, nettoyé la chambre et quelques parties communes, nous levons l'ancre vers 10h. Ce soir, il faudra bivouaquer car la distance de Kisuri à Låddejåkkå (24km) est trop longue pour être parcourue en une journée avec les enfants.

La cabane était perchée, environnée de ruisseaux. Nous redescendons donc. Puis nous traversons une lande déserte et ventée, et ensuite des petites forêts de bouleaux rabougris. La Scandinavie est semble-t-il le seul endroit au monde ou les forets de feuillus forment la limite supérieure en altitude de la forêt.



Nous passons à distance du village de Kutjaure.



Par un chemin de crête, entre lac et rivières nous alternons petites montées et descentes.


Nous déjeunons vers 12h30 d'un mélange semoule de couscous aux épices et aux 4 céréales cette fois-ci près de l'eau courante. On peut bien l'appeler comme telle car l'eau, qu'elle soit des ruisseaux ou des sources est partout pure et buvable en Laponie. Nous sommes repus.



Au loin, de l'autre côté du lac Vastenjaure, les versants sont ensoleillés et on peut bien voir les sommets. Mais que nenni, le soleil ne viendra pas jusqu'à nous. Nous le prendrons toutefois plusieurs fois en photo !




Nous passons près de ponts suspendus menant au village lapon de Sallohaure puis nous cherchons un emplacement de bivouac. Nous avons fait presque 14 km lorsque nous trouvons un endroit a proximité d'un ruisseau, avec un sol doux et légèrement vente (afin de maintenir les moustiques a l'écart). Nous y installons nos deux mini-tentes neuves.



En déballant les tentes, miracle : le pantalon de pluie est retrouve. Petit feu où nous brûlons quelques déchets


et faisons chauffer de l'eau pour la soupe a la tomate. Puis spaghettis bolognaise et poisson a la provençale (++).

20h : Tout le monde va vite se coucher car la pluie se remet a tomber et il caille. Les enfants peinent a se calmer. Ils sont assez agités de se trouver ensemble sous la tente. Nous nous endormons néanmoins assez tôt.

23 juillet 2008

Premier jour sur le Padjelanta

Lever a 6h30. afin de plier les bagages, prendre un petit-dej léger, nettoyer la chambre et se rendre pour 8h10 au débarcadère (10mn de marche).
débarcadère de Ritsem

Le vent est tombé : nous faisons la connaissance des premiers moustiques. Le bateau nous fait traverser le lac Akkajaure. A bord nous achetons une petite tablette de Marabou. Vue sur la montagne Akka.

vue sur le lac Akkajaure depuis le bateau

A la sortie du bateau, PA déplie enfin le Carrix tandis que les moustiques tournoient autour de nous, nous incitons à enfiler nos moustiquaires de tête.
montage du Carrix

Nous entamons la ballade sous un ciel plombé par un chemin souvent pavé de planches qui nous empêchent de nous enfoncer dans le terrain marécageux.


Au bout de 2km, nous atteignons notre première "stuga" et faisons une pause sesame-miel et chocolat.

Un chemin facile alterne entre forêt de bouleaux et prairie marécageuse.


Nous arrivons au premier pont suspendu. En le franchissant, nous contemplons le tourbillonnement impressionnant du torrent.



Suit une montée plutot raide le long d'un alpage. Vue sur le torrent dans la vallée. Une particularité des montagnes scandinaves est que la limite des arbres est constituée par une foret de bouleaux et non par une forêt de conifères comme dans le reste de l'Europe.


Nous cueillons quelques champignons. Les moustiques disparaissent quand le vent souffle et se font plus présents quand le vent retombe, mais ils ne sont pas très agressifs. Pour le déjeuner, polenta-aux-champignons accompagnée par les champignons que nous avons ramassés et soupe indienne.


Pour le gouter, ovomaltine et barres de céréales chocolatées. Vers 16h30 une petite pluie se met a tomber.

Nos atteignons le refuge de Kisuris (ou Gisuris, altitude 590m) que Timothée appelle hotel. Le confort est sommaire, mais le sens pratique Suédois est la. La gardienne est absente mais les places libres sont indiquées sur la porte et on s'installe. Il y a une salle de séchage, des réchauds et de la vaisselle en libre service dans la salle commune...

Ovomaltine, partie de whist.

Dans la salle commune, les "zaventuriers" sont calmés : dans ce refuge sans eau courante ni électricité, à 16km de marche + 40mn de bateau + 250 km de bus de la ville la plus proche, un couple avec un bébé qui a l'air d'avoir 9 mois !

La gardienne se pointe vers 19h15 pour percevoir les 580 sek. Nous lui achetons en sus une boite de saucisses, une boite de Pringles, deux pains lapons (glödkakor), deux tablettes de chocolat et des gateaux Ballerina.

Pour le diner: Pringles, saucisses, riz, gâteaux, pain, chocolat et tisane.

Puis lessive à l'ancienne, avec de l'eau chauffée à la bouilloire. Rédaction du journal de bord à la lampe à pétrole.

22 juillet 2008

En route pour la Laponie

RER, avion, un Flybuss... nous voici au centre de Stockholm, à la gare centrale. Dépot des plus gros bagages à la consigne.


Nous cherchons en vain de l'alcool a brûler chez Åhlen : ils n'ont que de l'allume-barbecue. Nous achetons quand même quelques provisions (lait, jus, salade, glace, pain, kaviar).



Nous tentons ensuite notre chance chez Intersport. Ils vendent bien le réchaud Trangia, mais n'ont pas l'air d'avoir une idée très claire d'où on peut trouver le carburant qui va avec : peut-être dans une station service ? pas évident a pied dans le centre de Stockholm. Finalement, nous trouverons notre bonheur chez Alewalds Sport, un magasin de sport spécialisé outdoor sur Kungsgatan. Nous prenons également un 2e protège sac-a-dos car il pleut à verse. Sur le chemin du retour vers la gare, la pluie m'inspire encore et j'acquiers des bottes Sarek Millenium en promotion. (Cela s'avèrera une bonne initiative)


Dîner vers 17h au Burger King de la gare. Dépot de la valise à la consigne (40 SEK/jour) et embarquement dans le train de nuit.

Nous avons pris l'option compartiment de 6 pour nous tous seuls. C'est spacieux. Une petite table se deplie. Nous y jouons a l'ascenseur avant de prendre notre diner puis de nous coucher.





Le lendemain au réveil, catastrophe !! Je réalise que la tente est restée au fond de la valise à la gare de Stokholm.

Du coup nous ne prenons pas le bus de 10h30 a Gällivare. Nous y restons jusque 15h30 pour acheter une tente ainsi que des tenues de pluie pour enfants chez Intersport. Déjeuner chez Sofia, un Dageslunch typique suédois, avec buffet de salade et plat du jour bien roboratif.


Puis blog a l'office du tourisme...

Nous prenons le bus de 15h09. Le bus roule plutôt vite sur une route régulière à travers la forêt puis pendant des dizaines de kilomètre le long du lac Akkajaure. Peu à peu les montagnes environnantes s'élèvent et deviennent enneigées. Il fait 10°, puis 9°, puis 8°...


La route s'arrête à Ritsem, un micro-hameau du bout du monde. Le bus s'arrête d'abord au débarcadère déposer les gens qui prennent le bateau de 19h. Nous sommes les derniers dans le bus quand nous atteignons le terminus, STF fjällstation Ritsem.


A l'extérieur sous le crachin, l'ambiance est austère, mais la salle commune en bois est chaleureuse. Nous y dinons d'une soupe et une pizza surgelée achetées à la mini-boutique. Nous profitons également du lave-linge pour partir avec toutes nos affaires propres.